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Découvrez le Baudet du poitou

baudet du poitou

Guy Moynard, Claude Courivaud, et Yoann Brisson ont un point commun : les baudets du Poitou. Une passion pour ces éleveurs confolentais qui participent à de nombreux concours mulassiers, contribuant ainsi à sa sauvegarde.

De nombreux éleveurs dans le confolentais ont fait le choix du baudet du poitou, très présent dans la région Poitou-Charentes. Reconnaissable à ses longs poils et à sa robe baie brun, il est de plus en plus utilisé pour le travail agricole, le transport ou l’attelage de loisirs.Tour d’horizon chez trois éleveurs confolentais.

Des baudets vendus dans le monde entier

Guy Moinard est président de l’AMAC, les Amis de le mule et de l’âne confolentais, qui comprend une trentaine d’éleveurs qui oeuvrent pour la protection des races mulassières.
Il a commencé en 1958 à élever ces animaux, tout comme son père avant lui. «Dans les années 70, je vivais à Niort et j’ai participé à la nais- sance de la sauvegarde des bau- dets du poitou avec les haras de la région niortaise. A l’époque je suis allé au Portugal pour chercher des animaux et du sang neuf pour relancer la race», se souvient-il. Actuellement, Guy Moinard élève une vingtaine de juments et baudets. Un élevage qu’il vend dans le monde entier, en France bien sûr, au Pakistan, en Afghanistan, à l’armée indienne et encore en Amérique du Sud comme au Brésil. Président de l’AMAC, mais surtout organisateur de concours mulassiers, avec près d’une cinquantaine à son actif. Sans oublier sa participation à 17 salons de l’agriculture. Cette année d’ailleurs, il a emmené plusieurs animaux à Paris qui ont été décorés comme Costa de Jean-Jacques Séité -1er de la race mulassière toutes races confondues-, Nouba qui lui appartient -2e en modèle allure toutes races confondues- ou encore Tino d’Aiguillon champion de la race. En 2011, c’était Tiphaine qui remportait le même prix. Des récompenses visibles, fièrement accrochées sur la portes de sa grange (100 plaques d’acurie).

«Pour l’avenir, il faudrait que des jeunes viennent renforcer nos rangs pour protéger ce très bel animal», indique t-il.

«Une des plus belles ânesses de France»

Du côté de chez Claude Courivaud, à Esse, le baudet du poitou est une tradition familiale, puisqu’il a pris la suite de son père. «Je sélectionne les animaux depuis 30 ans et je détiens actuellement l’une des plus belles ânesses.» Elle s’appelle Tigolane et fut primée quatre fois première au concours national de Dampierre-sur-Boutonne. Tigolane vient également d’avoir un petit ânon, Dakar, né le 30 mars dernier. L’éleveur a deux ânesses adultes. Il les fait saillir chez l’étalonnier régional. «Pour continuer il faut vraiment être passionné car il existe peu d’aide pour la protection de cette race en danger», regrette le vice-président de l’AMAC.

Des jumeaux viables en France

Quant à Yoann Brisson d’Oradour-Fanais, il a créé l’évènement cette année. En effet, sa jument Royalti a mis au monde Diamant, un mâle, et Destinée des champs, une femelle, le 21 janvier dernier. Des jumeaux, les premiers viables de France. On connaît seulement un autre couple de jumeaux vivant en Allemagne. «Je les présenterai lors du concours de Confolens le 1er juin», nous dit tout heureux le jeune éleveur. A noter que contrairement aux bovins, les baudets ne sont pas atteints du syndrome de Free Martins et la petite jument pourra donc être elle aussi une reproductrice. Yoann Brisson a commencé son élevage il y a sept ans, initié par Guy Moinard. Désormais, il possède six poulinières, dont deux qui mettront bas en juin et août. Inde, Pays-Bas,… des pays dans lesquels il exporte ces animaux possédant beaucoup de force.

«Les éleveurs rencontrent beaucoup de difficultés pour continuer car il y a peu de débouchés et de soutien. Pourtant ce sont desanimauxtrèssociableset dociles. Ils demandent bien sûr une attention journalière et n’aiment pas être seuls dans leur enclos», tient à souligner celui qui est juge dans les concours modèle allure.

 

LES CONCOURS

Concours modèle et allure : le 26 mai à Hiesse, concours mulassiers et de sauvegarde du baudet, le 1er juin à Confolens, place de l’hôtel de ville, voitures et camions se gareront au parking des Ribières, le 11 juin à Melle, le 3 août à Romagne, puis les 24 et 25 août à Dampierre sur Boutonne, où les 1er dechaquecatégoriedans les concours régionaux viendront concourir à l’asinerie.

 

Concours d’utilisation et présentation : les 29 et 30 juin à Luçon en Vendée et le 7 juillet à Villognon.