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Femmes célèbres de Poitou-Charentes

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La Région a souhaité mettre en avant 16 femmes remarquables, qui ont marqué l’histoire. Un livre et une exposition ont été réalisés pour l’occasion. Portrait de ces femmes volontaires.

Pour marquer la journée de la femme, la Région Poitou-Charentes a compilé les portraits de 16 femmes remarquables. Une exposition et un livre « Portraits de femmes célèbres de Poitou-Charentes à travers l’histoire » ont été réalisés pour l’occasion. « Elles symbolisent l’audace d’entreprendre, le courage de surmonter les obstacles, le talent et la volonté de créer, chacune à sa manière, dans des domaines où les femmes n’étaient pas spontanément les bienvenues », souligne Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes.

 

Reine et sainte

Radegonde est faite prisonnière à 12 ans, par Clotaire qui conquiert la Thuringe et souhaite l’épouser. Elle découvre la Bible, la vie des saints et s’emploie alors à fonder le monastère Sainte-Croix à Poitiers.

 

Une souveraine déterminée

Après Louis VII en 1137, Aliénor d’Aquitaine épouse Henri Plantagenêt, en 1152. Elle tient à Poitiers une cour des plus brillantes. Consciente de la puissance montante de la bourgeoisie urbaine, elle accorde en 1199 la charte de com- mune à plusieurs villes du sud-ouest dont Poitiers.

 

De Mursay à Maintenon

Dans son enfance, orpheline, Françoise d’Aubigné sera hébergée à Mursay (79) et Niort au couvent des Ursulines. Présentée à madame de Montespan, maîtresse du roi Louis XIV, elle devient la gouvernante des enfants royaux. Quand la reine meurt en 1683, Françoise devenue de Maintenon épouse le roi en secret. En 1686, elle fonde à St-Cyr la Maison royale de St-Louis, pour l’éducation des jeunes filles nobles et sans argent.

 

Une écrivaine féministe

Léodile Béra passe sa jeunesse à Champagné-Saint-Hilaire, dans la Vienne. En 1860, elle commence à écrire et peint dans ses romans des femmes qui affrontent leur milieu social en épousant des hommes de condition sociale différente. En 1867, elle devient journaliste et multiplie les reportages sur le monde ouvrier. Elle fonde l’hebdomadaire La République des travailleurs. Après un exil forcé, elle revient en 1880 et écrit sur la liberté de religion, l’instruction pour tous et la condition féminine.

 

Une ethnographe militante

Marie-Blanche Paillé est consciente de la disparition du monde rural. Dès les années 1900, elle note des souvenirs, des témoignages, elle recueille, établit des fiches descriptives. En 1938, souhaitant partager son travail et le rendre public, elle donne sa collection au musée de Poitiers et fonde ainsi le premier musée d’ethnographie poitevine sous le nom de Francine Poitevine. Entre 1889 et 1917, elle est aussi et surtout une institutrice active, militant pour l’école laïque.

 

Une photographe pionnière

Pendant plus de 70 ans, Hélène Plessis-Vieillard a capté la lumière. Ses portraits, ses scènes de la vie locale, ses vues de monuments sont autant de traces de cette « vie simple » qu’elle voulait rendre visible et témoingnent d’un monde en pleine mutation. La photographe a légué plus de mille négatifs, plaques de verre ou films dont plusieurs concernent la région.

 

Une enseignante résistante

Mathilde Mir est enseignante, directrice de l’école normale d’institutrices d’Angoulême et inspectrice. Elle est aussi résistante, journaliste, fondatrice de La Charente Libre en 1944, membre du conseil municipal d’Angoulême en 1945. Ses articles de presse et son auto- biographie font d’elle un témoin précieux de l’histoire et de la politique.

 

La Dame de la mer

La vie d’Anita Conti est traversée par deux passions : la mer et la littérature. Elle photographie l’île d’Oléron. Parcourt les océans, publie des reportages, se distingue comme relieuse d’art. Océanologue jusqu’en 1942, elle participe ensuite en Afrique au lan- cement des pêcheries et enseigne la conservation du poisson. Elle publiera les récits de ses voyages et ne cessera de naviguer dans les ports d’Europe.

 

L’archéologue du Roc-aux-Sorciers

C’est la rencontre avec l’abbé Breuil, en 1932, qui déterminera la vie de Suzanne de Saint-Mathurin. L’étude de la préhistoire devient sa vocation. En 1946, elle découvre les sculptures magdaléniennes du Roc-aux-Sorciers, à Angles-sur-l’Anglin. Femme de terrain, elle consacrera désormais sa vie et sa fortune à ce site.

 

Peintre voyageuse

Marie Baranger a consacré sa vie à la peinture et à l’expression du sacré. Elle orne en France et dans le monde des édifices religieux ou civils, publics ou privés : l’église de Migné-Auxances (1933), la mairie de Montreil-Bonnin (1945), le Toit du monde à Poitiers (1982) … Elle crée en 1936 l’association “Art et Louange” et parcourt l’Afrique et l’Asie à la recherche de savoir-faire pour échanger, partager avec les artisans et artistes.

 

Une comique patoisante

Dès son enfance, la future Jhavasse des Cha- rentes émerveille les siens en s’exprimant dans la langue du Cognaçais. Son premier récit, “Comtes et récits de la cagouille”, date de 1946. Des 1947, elle séduit avec sa rubrique dans Sud- Ouest « Babluches et jhavasseries ». De 1950 à 1970, elle écrit de façon continue. Peu de manifestations se tiennent sans elle. Odette Comandon incarne alors la joie populaire.

 

Une scientifique en Résistance

France Bloch est élevée à La Mérigote. Elle obtient une licence de physique-chimie à l’université de Poitiers en 1934 et travaille comme chercheur à l’Institut de chimie à Paris. Elle adhère pendant la guerre d’Espagne au Mouvement contre la guerre et le fascisme, puis au PCF. En 1940, son mari est interné, elle est révoquée. Elle participe à l’Organisation spéciale et installe un laboratoire clandestin où elle fabrique les premiers engins explosifs. Arrêtée en 1942, elle est déportée en Allemagne et exécutée.

 

Une comédienne illustre

Ayant quitté l’Espagne franquiste avec sa famille, Maria Casarès apprend à Paris la langue française et l’art du théâtre. Elle entre en 1952 à la Comédie française. En 1954, elle rejoint le Théâtre national populaire (Jean Vilar). Solicitée par le cinéma, elle joue dans “les Enfants du paradis” (1945). Bouleversée par le décès d’Albert Camus en 1960, elle a acquis le domaine de la Vergne, à Alloue (16) qui deviendra la Maison du comédien.

 

Navigatrice émérite et citoyenne engagée

Ingénieure agronome, Isabelle Autissier enseigne à l’Ecole maritime et aquacole de La Rochelle où elle vit. En 1991, elle est la pre- mière femme à accomplir un tour du monde en course. En 1995, elle est désignée « Marin de l’année ». Depuis 2009, elle est présidente de la WWF France, la World Wide Fund for Nature. Chroniqueuse à la radio, conteuse, auteure de récits, elle publie en 2009 son premier roman. Elle défend la pêche artisanale et l’élevage biologique et s’engage pour la préservation de la biodiversité.

 

Réalisatrice et investigation

Marie-Monique Robin est née et a grandi à Gourgé (79) où ses parents étaient agriculteurs. Journaliste, réalisatrice et écrivaine, elle est l’auteure de films d’investigations. Après « Le monde selon Monsanto », en 2008, elle réalise « Notre poison quotidien » en 2010. Elle évoque les dangers des pesticides utilisés dans l’agriculture. EN 2012, elle réalise « Les moissons du futur » sur l’agroécologie.

 

Championne du monde de Laser radial

Sarah Steyaert a passé son enfance à sillonner les océans avec ses parents et son frère. A 8 ans, elle effectue son premier stage de voile et tout s’enchaîne. Elle gravit les échelons sous les couleurs du CV Châtelaillon jusqu’au titre de championne du monde de Laser radial en 2008 et ses participations aux JO de Beijing (2008) et Londres (2012).