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Kathia Lani vit pour sa passion des costumes

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A Cellefrouin est née l’association «Poudrée masquée», sous l’impulsion de Kathia Lani. Sa passion : la création de costumes vénitiens et historiques, qu’elle porte ensuite dans de nombreuses manifestations.

Le mois de février, rime avec Mardi gras et Carnaval dans la tête de Kathia Lani. Un univers qu’elle a décidé d’en faire sa passion puisqu’elle vient de créer, en janvier dernier, à Cellefrouin, son association «Poudrée masquée». «Le principe est simple : chaque membre de l’association fait son costume lui-même. Bien sûr, on peut aider, donner des conseils, mais au final c’est elle qui fait le boulot.» Ainsi, sa passion se concentre autour de deux activités principales : le costume vénitien et le costume historique. «Le premier est plutôt axé sur la création, on se laisse aller sur son envie. En fait, ce sont les costumes les plus montrés, avec leurs masques blancs que l’on peint et où on ne voit que les yeux. Le tout donne un ensemble très coloré», indique Kathia Lani. Quant aux costumes historiques, cette dernière admet avoir un faible pour le XVIIIe siècle : «On essaie de se rapprocher au plus près de l’époque et ce sont des habits que l’on va porter donc ils peuvent s’abîmer très facilement. Pour toutes les coutures invisibles, on se permet de les faire à la machine à coudre», avoue t-elle.

Ainsi, des jupons, robes, corsets, manteaux de robes, chapeaux,… se sont créés dans son atelier, situé dans la maison du «Masdintaud» à Celle-frouin. Entre armoires pelines de coton, soie, bobines de fil, perles,… C’est aussi là que se réunissent (en fonction de la demande) les membres de son association, «ouverte à tout ceux qui n’ont pas peur de prendre une aiguille.»

Ses parures font le bonheur des manifestations : Mise à l’eau de l’Hermione à Rochefort avec sa petite-fille et son petit-fils en tenues de pirate, Champagne-Mouton et la Fête 1900 en juillet 2012, Camp historique de Brouage, Journées du patrimoine,… «Je me limite à un rayon de deux heures pour les déplacements organisés par l’association. Ce qui ne nous empêche pas d’aller voir ailleurs. Par exemple, au château de Vaux-le-Vicomte, où il y avait 300 personnes en costume», souligne l’ancienne enseignante. Sans oublier le célèbre Carnaval de Venise, dont elle revient juste, et qui lui permet de présenter ses nouvelles créations.

«J’ai toujours eu une attirance pour les robes de princesse, pour les porter dans des grands châteaux,… Le rêve de petite fille en fait. Mais mes parents n’ont jamais voulu que je devienne couturière car ils disaient que ça ne rapportait pas assez d’argent et ils me disaient de continuer mes études», explique avec regret l’ancienne habitante de la Région parisienne, laissant alors de côté la couture et ses envies de création, même si elle habillait parfois ses enfants.

Le retour vers sa passion de toujours s’est, en réalité, fait par hasard, ou plutôt suite à une blessure à la cheville qui l’immobilise sept semaines dans le plâtre. «C’était en 2005 et c’est à partir de ce moment là, que j’ai réalisé mon premier costume, pour participer à un défilé vénitien sur l’île de la Cité à Paris. J’ai mordu à l’hameçon et depuis, ils se sont enchaînés !»

Une formation en autodidacte donc, avec tout de même une formation de dessinatrice industrielle, «ce qui aide bien pour faire les patrons, les bases reviennent vite. Mais c’est le relationnel qui m’a le plus permis de développer ma technique. En échangeant avec des personnes, posant des questions, on progresse vite. C’est d’ailleurs pour cela qu’un forum pour les membres de l’association existe.»

Sans oublier les visites dans les musées ou sa présence dans certaines salles de vente «pour voir comment l’habit a été fait, le décrypter, pour le toucher.» Une manière de poursuivre son rêve de princesse.