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L’architecture néogothique de l’église Sainte-Maxime

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Dominant la ville de Confolens, l’église Sainte-Maxime, inscrite aux monuments historiques depuis 1973, daterait du XIIIème siècle. Un édifice qui a subi de nombreuses restaurations. En particulier au XIXème siècle, où le style architectural néogothique fut très présent.

Visible depuis l’entrée de Confolens via le pont neuf, l’église Sainte-Maxime domine la ville. Une première église est mentionnée en 990 comme dépendance de l’abbaye de Charroux (86). Au cours du XIIème siècle, elle devient une dépendance de l’abbaye de Lesterps, mais il ne reste pas de trace de ce premier édifice. L’église Sainte-Maxime actuelle pourrait dater du XIIIème siècle, subissant de nombreux remaniements au fil des années.

Le culte interdit trois ans

Le plus ancien prieur connu se nomme Mathurin de Mostre, un nom mentionné dans un acte de 1460. Les prêtres de la paroisse semblent pour la plupart avoir appartenu à la confrérie Saint-Nicolas, au moins depuis 1502. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, cette confrérie siégeait dans la nef gauche de l’église, aussi considérée comme la chapelle seigneuriale. Dès le milieu du XVIIème siècle, l’église est dotée d’une horloge. A la même époque, un collège des pauvres (établissement d’enseignement) se tenait dans le premier étage du clocher.

De 1793 à 1795, le culte fut interdit dans l’édifice. Durant cette période, trois des quatre cloches présentes dans le clocher sont descendues. Comme de nombreuses autres églises du Confolentais (en particulier à Lesterps), elle sert de prison pour les prisonniers espagnols des guerres napoléoniennes.

De nombreux travaux au XIXème siècle Sainte-Maxime redevient un lieu de culte le 2 juillet 1795, mais elle est alors en très mauvais état : le clocher fut rénové en 1819 puis Order Levitra en 1841. En 1859, il est élevé, d’après les plans de l’abbé Blaudy, avec des matériaux provenant de la destruction de l’église Saint-Michel. C’est d’ailleurs lui qui entreprend de nombreux travaux et des reconstructions radicales, dans une style néogothique, ou fait modifier la porte vers l’ouest en style néo-Renaissance.

Le portail (entrée principale de l’église actuelle) de type limousin du XIIème siècle a été préservé sur le pignon occidental. Il est composé de quatre rouleaux en arc brisé, moulurés sur leur bord interne. Enfin, deux rosaces à remplage néogothique sont visibles, certainement construites au XIXème siècle.

L’église se compose d’une nef avec un bas-côté étroit de cinq travées au sud. Au plafond, le voûtement semble avoir été refait au XIXème siècle, si l’on en juge par la date de 1836 portée sur l’une des clefs de voûte. Les autres clés de voûte sont ornées de blason (celui de la ville par exemple), de symboles,…

A noter que les travaux de dégagement de l’escalier de la tribune à la fin du XXème siècle ont permis la découverte d’une grande arcade en ogive avec des têtes humaines (homme et femme) sculptées. Des travaux de consolidation de l’édifice seront donc à nouveau menés en 1942-1943, puis en 1999-2000.

LE STYLE NÉOGOTHIQUE ?

Le style néogothique est un style architectural né au milieu du XVIIe siècle en Angleterre. Au XIXe siècle, des styles néogothiques de plus en plus rigoureux et documentés ont visé à faire revivre des formes médiévales qui contrastaient avec les styles classiques dominants à l’époque. Le mouvement néogothique (autrement appelé «Renaissance gothique») a eu une influence importante en Europe et en Amérique du Nord.