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Le Land Art sexprime au Futuroscope

L’oeuvre Cocon R9600

Land Art Futurosocpe - Plastic Attack

landart-futurosocope

Le parc fait un pas de plus vers l’avenir en invitant peintres, sculpteurs et concepteurs avant-gardistes à inaugurer une vingtaine d’œuvres intégrées dans la dynamique de développement durable du parc.

Cette année, carte blanche a été donnée aux artistes par un appel d’offres national lancé par le parc, confirmant sa volonté de rester une exception culturelle et ludique dans le secteur des parcs de loisirs.Vingt-deux installations interactives ont donc été intégrées naturellement sur le site. Si la démarche est avant tout artistique, elle est également un moyen de sensibiliser le public sur le développement durable.

Des artistes engagés

L’artiste Christophe Gonnet illustre ce compromis entre environnement urbain et naturel à travers « Cube de vert dur », cage d’acier où pousse un jeune arbuste, reproduction à l’échelle du bâtiment à ses côtés. De même que « Le Tisseur » d’Edline, personnage filiforme aux allures d’homme-araignée tissant sa toile, référence au réseau complexe du Web qui relie l’ensemble du parc.

Les œuvres sélectionnées mettent également l’accent sur les nouvelles énergies et sur l’investissement du parc dans ce domaine. Les trente girouettes flottantes de « K.no.P. » (Nicolas Winz) prônent l’utilisation de l’énergie éolienne, le « Mobilier Désurbanisé » de MADE et les « Anges Gardiens » (Dimitri Xenakis & Maro Avrabou) se réfèrent à l’importance de l’intégration d’espaces verts dans l’architecture moderne et inversement. Clay Apenovon nous met dans l’urgence avec « Plastic Attack 5 », véritable golem de déchets à la hauteur de l’invasion du plastique dans l’environnement, dévastatrice à long terme. Les couleurs et les jeux de lumière de la « Constellation Imaginaire » (Wela) fascinent le spectateur, qui prend peu à peu conscience de son impact sur son lieu de vie, au son des « Flûtes Solaires » d’Erik Samakh dont les harmoniques jouent en fonction de l’éclairage solaire ambiant.

Une prise de conscience

Outre le Jardin des énergies, véritable vitrine des énergies renouvelables mis en place en partenariat avec Areva et GDF, ces œuvres artistiques se veulent annonciatrices d’une ère où le progrès technologique et scientifique ne pourra se faire qu’en tenant compte de la santé de la planète. « Evo-Sun » (Amadeo) en est un exemple concret. Le son produit par les cordes rappelle ceux présents dans la nature, sans pour autant réussir à les imiter. Reste donc au visiteur initié à s’isoler dans la réflexion au creux de la « Goutte d’Eau » de Jérémie Langer, véritable écrin de bois taillé dans le tronc d’un sequoia centenaire, puis d’achever cette trans- formation dans la chrysalide d’acier qu’est le « Cocon R9600 » d’Anna Mano, un lieu de méditation qui loin de nous couper de la nature, nous invite à la préserver.

 

UN INVESTISSEMENT ÉCOLOGIQUE SIGNIFICATIF

En parallèle des nombreuses attractions qui visent à sensibiliser les visiteurs du parc (8e continent, Maison Ecolo, Jardin des Energies), plusieurs mesures ont été prises au sein du parc pour lutter contre l’émission de gaz à effet de serre. Le tri sélectif, introduit en juillet 2008, est à présent généralisé à l’ensemble du parc dans le cadre d’un partenariat avec Eco-Emballages. Cette année, plus de 900 m2 de capteurs photovoltaïques ont été installés, générant près de 130 MW/h. En matière d’économie d’eau, les besoins ont été optimisés grâce aux compteurs installés sur l’ensemble des bâtiments et l’installation de circuits de refroidissement à air a permis la réduction de 50 % de la consommation globale.
Enfin, une nouvelle politique de gestion des espaces verts a été entamée, grâce à l’acquisition d’outils dernière génération (désherbants thermiques, matériel de micro-irrigation). Elle se traduit par une utilisation réduite de pesticides ainsi qu’une sélection d’essences locales pour le parc végétal. Ces mesures, bien accueillies par les visiteurs, seront prochaine- ment suivies par un projet de rénovation du parc hôtelier, afin de réduire là aussi les consommations en énergie et en eau. Malgré le difficile compromis entre sensibilisation et plaisir, le Futuroscope pose une nouvelle pierre dans le domaine du développement durable.