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Le Pavillon bleu met du reve dans votre assiette

pavillon bleu

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A quelques minutes de Poitiers, j’ai eu le privilège de découvrir une table gourmande que mes papilles ne sont pas prêtes d’oublier. Ici, pas de chichis, que de l’authentique.

Situé en bordure de la Vienne à Bonneuil-Matours, le restaurant le Pavillon bleu laisse à imaginer un voyage culinaire. Chaleureusement accueillis par la Christelle Ribardière, elle nous invite à rejoindre la salle toute juste rénovée. « Nous nous sommes lassés de l’ambiance provinciale que nous proposions depuis notre arrivée en 1998, explique la maîtresse de maison. Nous souhaitions un décor plus classique qui corresponde à nos clients. » Le pari est réussi, la salle s’illumine dans un style sobre et épuré. Les pierres et les poutres apparentes apportent un côté chaleureux, les tables sont simplement dressées prêtes à accueillir les mets de qualités.

Un carte revisitée chaque mois

Au menu, le chef et maître restaurateur, Claude Ribardière, propose des plats inspirés de la cuisine du sud. Le choix n’est pas multiple, mais ils assurent la fraîcheur de leur matière première. « Je change tous les mois de menu. Nous aimons travailler les produits frais et de saisons, assure le chef timidement. La qualité d’un restaurant n’est pas de proposer moult menus, mais de réaliser des plats uniques et authentiques à chaque fois. » Lorsqu’on lui parle de gastronomie, le chef fait grise mine. « Je ne préfère pas avoir cette dénomination, car les personnes imaginent tout de suite que c’est cher. Ici, nous proposons de très bons produits à des prix raisonnables. Et surtout, il y a de quoi manger dans l’assiette ! »

En effet, de l’entrée de foie gras de canard à la tomate caramélisée, en passant par les goujonnettes de turbot croustillantes et en terminant par un mirliton aux abricots, mon estomac ne s’est pas retrouvé en reste, au contraire.

Passion cuisine

Chaque assiette devient une histoire, lorsque le chef se met à parler de sa cuisine, il aime préciser qu’il le fait par amour. « Je me régale lorsque je travaille le poisson ou lorsque je réalise de nouvelles pâtisseries. Chaque mois, j’aime recycler des recettes inédites et les mettre à ma sauce. » Cette performance, lui vaut un bib au guide Michelin, d’être cité au Gault & Millau et au Bottin Gourmand, mais le chef reste discret sur le sujet. « Je veux faire plaisir mes clients, tout simplement. »

CRAQUANT DE CÈPES À LA ROQUETTE

Ingrédients :
-1 kg de cèpes
– 400 g de roquette nettoyée – 1 paquet de feuilles de filo – 1 gousse d’ail
– 1 grosse échalote
– persil plat
– jus de poulet rôti récupéré ou jus clair de veau
– beurre 1⁄2 sel

Pour préparer les craquants :
Il faut faire fondre 100 g de beurre, « peindre » 3 feuilles de filo au beurre et les poser l’une sur l’autre. Couper des rec- tangles de 10 x 4 cm (3 par personne). Les faire cuire au four à 160° environ, jusqu’à coloration, sortir et laisser refroidir.

Pour les cèpes :
Nettoyer les cèpes. Faire sauter les parures à l’huile d’olive avec la gousse d’ail éclatée. Ajouter l’échalote émincée avec la peau, les queues de persil et le jus de viande. Faire bouillir, écumer et cuire doucement 1 h. Filtrer et réduire un peu. Emincer les cèpes. Garder 4 belles tranches pour décorer. Faire sauter à l’huile d’olive, assaisonner, débarrasser dans une assiette. Faire « tomber » la roquette avec une noix de beurre dans la même poêle. Mélanger avec les cèpes. Monter les craquants avec cèpes/roquette. Mettre jus de veau autour, passer au four 2 minutes et servir.