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Le pere de la presse est ne en Vienne

Théophraste Renaudot et sa femme Marthe donnent corps au lieu.

Le journal s’appellait “Recueil des gazettes”.

Les casiers à lettres contenaient plusieurs centaines de caractères.

 

Hommage au fondateur loudunais de la presse française, le musée Théophraste Renaudot permet de se plonger dans le quotidien de ce médecin également à l’origine des Monts de Piété ou de Pôle emploi.

Au cœur de Loudun, la demeure du XVIe siècle de Théophraste Renaudot est un bel écrin pour son musée éponyme. Fait de poupées en cire, le musée retrace la vie et l’œuvre de cet enfant du pays pas comme les autres.

De la gazetta à La Gazette

Théophraste Renaudot est surtout connu pour avoir inventé la presse française à travers sa célèbre gazette. Pourquoi a-t-il choisi ce nom ? Quel était l’objectif ? Les réponses se trouvent dans le musée; mais pour les impatients l’histoire commence en Italie lorsqu’il découvre des feuillets de nouvelles vendues à la criée pour la modique somme d’une gazetta. Le nom de La Gazette sera un clin d’œil.
Le premier numéro sort le 30 mai 1631, il est composé de quatre feuillets et contient les réponses du cardinal Richelieu aux pamphlets dirigés contre lui avec en plus quelques informations. La Gazette devient très vite un journal d’informations politiques et sociales d’ampleur internationale, grâce à un réseau de correspondants dans les centres d’affaires du monde. Le musée a reconstitué ce fameux atelier, rue de la Calandre à Paris pour revivre la scène dans laquelle le journaliste et l’imprimeur donne naissance à la première gazette de France.

“Le Polychreston” mode d’emploi

Médecin à l’âge de 20 ans, il part vivre des expériences en Espagne, en Italie et en Angleterre, puis séjourne à Paris avant de rejoindre Loudun. Dans sa ville natale, il brille par ses talents.
Ce docteur multi-fonctions a inventé en 1619 un remède « Le Polychreston » qui représente le premier médicament tel qu’on l’entend aujourd’hui, avec posologie et mode d’emploi. Le petit laboratoire du musée offre un aperçu de la préparation du « Polychreston ».
Vers 1625, Théophraste Renaudot quitte définitivement Loudun pour
intégrer le Conseil de Richelieu à Paris et c’est là qu’il donnera naissance à de nombreuses « innocentes inventions », comme le service de prêts sur gages qui est fondé, équivalent du “Mont de Piété”, suivi d’un centre de « Consultations charitables »…Proche du cardinal, il est l’exemple même de la réussite sociale d’un homme talentueux malgré ses origines modestes.