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Les Bateaux rouges, pour se deplacer autrement

bateau angouleme

En mars, Benoît Lorin a ouvert sur le port d’Angoulême une base de loisirs. Il propose à la location sept bateaux électriques de cinq à onze places et 40 vélos dont dix électriques.

« En proposant ces services, nous avons souhaité ramener une activité sur le port. Sur place, il y avait seulement un bateau-restaurant, précise le gérant. Un des souhaits de la ville est de redonner sa place au fleuve, de réintroduire un peu de nature dans les quartiers. Nous sommes dans cette mouvance. »

Naviguer tout en silence

Le bateau électrique permet de découvrir le fleuve de façon calme et silencieuse. « C’est une autre façon de se promener, sans déranger ni les pêcheurs, ni les animaux. Avec l’électrique, le seul bruit est le clapotis de l’eau sur la coque. C’est ce que les personnes apprécient le plus. » Chacun est indépendant, tout en respectant les règles de navigation. « Une personne qui n’a jamais conduit peut tout à fait naviguer, sans difficulté, comme cette grand-mère qui a promené ses deux petits-enfants en toute tranquillité. » Benoît Lorin, en complément, propose aussi des vélos. « Auparavant, il n’y avait aucune activité de location sur le centre-ville. »

Un soutien à la création

La base de loisirs est au début de la Coulée verte. Un emplacement idéal et un site qui permet ainsi de profiter d’une voie dédiée aux déplacements doux. « Aujourd’hui, je vais sans doute créé une offre au mois. Il y a une demande des personnes qui veulent se déplacer autrement, profiter d’un moyen de transport alternatif. »

Son parcours de création s’est transformé au fil des projets. En 2008, il arrive en Charente pour cause de mutation professionnelle. En 2010, au chômage, il décide de suivre les formations de la chambre de commerce et d’industrie pour créer sa société. Après Cinq jours pour entreprendre, puis l’Ecole des managers, il s’aperçoit que sa première idée n’est pas réalisable. Il cherche alors à racheter une entreprise touristique, mais là encore renonce car le projet n’est pas adapté. Finalement, il crée les Bateaux rouges. « J’ai rencontré les acteurs locaux du tourisme. Mon activité s’intégrait bien à leur optique de développement. Les institutions ont montré leur intérêt, leur soutien au projet en me donnant de nombreux conseils. Cet accompagnement et ce suivi ont été très appréciables dans le montage du dossier. » Côté promotion, Benoît Lorin participe à l’opération 500 000 et moi. « Nous avons ainsi une couverture médiatique intéressante. Le film réalisé pourra me servir par la suite pour me présenter. »