CHERCHER :

Lumière sur les vitraux de Ste-Radegonde

église sainte radegonde

Eglise à la fois romane et gothique Ste-Radegonde renferme les tombeaux de Ste-Radegonde, Ste-Disciole et Ste-Agnès, des peintures murales médiévales et un ensemble de vitraux remarquables.

La présence de l’église Sainte-Radegonde est mentionnée pour la première fois au VIe siècle. A l’époque, elle était construite à l’extérieur de l’enceinte fortifiée gallo-romaine de Poitiers.

En réalité Radegonde était l’épouse du roi Clotaire Ier, roi de France et descendant direct de Charlemagne. Après l’assassinat de son frère sur ordre de Clotaire, elle décida de se retirer dans le Haut-Poitou. Clotaire lui offrit un lopin de terre à Poitiers pour qu’elle puisse y établir un monastère : elle édifia Sainte-Croix. Elle y vécut jusqu’à sa mort, aux côté de Sainte-Agnès et Sainte-Disciole, ses deux amies. Les trois tombeaux et leurs reliques se trouvent toujours dans la crypte de l’église sous le chœur.

Le monument, quant à lui, a dû être reconstruit au XIe siècle, suite à un violent incendie. L’édifice dans sa majeure partie date alors de l’époque romane. La nef et le portail datent eux de l’époque gothique ; en témoignent le gothique flamboyant présent sur le portail, et le voûtement en ogive de la nef. L’église a été classée Monument Historique en 1862.

A la découverte des vitraux

Pour mieux s’imprégner de cette histoire, le curieux peut suivre la visite donnée par l’office de tourisme : « Les vitraux de l’église Sainte-Radegonde ». Datant du XIIIe et XIVe siècles, ils tiennent une place importante dans l’église. Ces derniers illustrent en réalité la vie de Sainte-Radegonde depuis son enfance jusqu’à sa mort en passant par son mariage avec Clotaire et la fondation du monastère Sainte- Croix de Poitiers.

Les deux travées les plus proches du chœur sont de l’époque romane et les deux de jouer casino en ligne l’entrée sont de style gothique. L’église a en effet été construite sur plusieurs siècles. Dans la deuxième travée se trouve une grande rosace, à huit lobes, une pièce rare pour l’époque. Elle a été produite grâce à un don de 100 sous d’or d’Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis, en 1269. Elle illustre un Christ en majesté, un jugement dernier et les apôtres. En dessous de la rosace, dans les baies jumelées se trouvent quelques épisodes de la naissance et de l’enfance du Christ : nativité, présentation au temple ou encore fuite en Egypte.

Sainte-Radegonde à l’honneur

Dans les deux travées suivantes, en s’approchant du chœur, se trouvent deux baies jumelées de style roman. Ici, c’est l’histoire de Sainte-Radegonde qui est exposée. Il est intéressant de voir qu’elle porte un vêtement bleu à fleur de lys, rappelant alors son statut de reine de France. L’incrustation de ces fleurs de lys dans le verre bleu représente une vraie prouesse technique. En effet, le verrier les a apposé une à une. Le visiteur est face à des œuvres quasi-uniques à chaque fois. Juchées à plusieurs dizaines de mètres de hauteurs, dans les verrières du chœur, au dessus de l’autel, Sainte-Radegonde et d’autres saintes contemplent les visiteurs.

Au fond de l’église, derrière le chœur, le visiteur est amené à emprunter le déambulatoire. Ici d’autres vitraux l’attendent. De facture plus récente, ces vitraux réalisés en 1871 par le vitrailliste Lucien Léopold Lobin, sont saisissants. Les détails sont minutieux : les plissés des drapés, les expressions sont extrêmement fines pour le XIXe siècle. Sainte- Radegonde est encore une fois mise à l’honneur, entourée de plusieurs thématiques comme celle de Marie, des rois de France et des moniales du monastère Sainte-Croix, dépendance de l’église de Sainte-Radegonde.