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Montmorillon, cite de l’ecrit et passion de l’histoire

Montmorillon

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montmorillon - octogone

Enlacée par les bras de la Gartempe, au sud-est du Poitou, la ville s’anime entre paysages et architecture. Cité de l’écrit chargées d’histoires, n’hésitez pas à parcourir la richesse de son patrimoine.

Au-delà de la propre ville de Montmorillon, le pays Montmorillonnais habrite des trésors de toutes époques. De l’Antiquité au XIXe siècle, en passant par les époques romanes et gothiques, l’ensemble architectural permet de parcourir toutes les facettes de l’histoire d’une partie du Poitou.

Le patrimoine religieux

A Montmorillon même, plusieurs sites restent incontournables. En plein centre de la cité de l’écrit, l’église Notre-Dame, juchée sur un éperon rocheux, domine les rives de la Gartempe. Située au nord de l’ancien château médiéval détruit par Du Guesclin en 1371, l’église a été construite sur plusieurs siècles, d’où une sorte d’imbroglio dès l’entrée. Nef gothique, chœur roman, crypte carolingienne, chaque partie préserve les traces picturales de ces différentes périodes. Le plus impressionnant reste les fresques datant du XIIe siècle, précieusement gardées dans la crypte dédiée à Sainte-Catherine d’Alexandrie. Une histoire épique et époustouflante de la vie de cette sainte attend chaque visiteur.

Après l’église, en remontant les quelques rues de la cité de l’écrit, la maison- dieu, située hors de la ville médiévale est un passage obligé. Construite à partir du XIe siècle et ce jusqu’au XIXe siècle, l’ensemble permet de mieux comprendre une des caractéristiques de la vie religieuse de la ville. Fondée en 1087 par trois Montmorillonnais et un croisé, Robert du Puy, cet hôpital-monastère permet d’accueillir, sous l’égide de moines, pauvres, veuves et nécessiteux. De cette ancienne activité subsiste l’ensemble des bâtiments monastiques, transformé en 1806 en petit séminaire après les événements de la Révolution Française. Formant des futurs prêtres, cette école s’est officiellement éteinte en 1968. Les bâtiments ont ensuite été transformés en maison de retraite (fermée en 2009). Restent, de ces différents passages, un patrimoine exceptionnel. L’église renferme des peintures murales du XIXe siècle. Des modillons romans et une frise sculptée XIe siècle décorent la façade occidentale de l’église.

Le clou de la visite reste indéniablement l’octogone de la Maison-Dieu. Bâtiment religieux unique en son genre, cette chapelle du cimetière renferme un ossuaire. Munis d’un peu d’audace et de courage, le visiteur n’hésitera pas à pénétrer en son sein en empruntant l’étroit esca- lier descendant au plus profond du monument.

La Cité de l’écrit

Connue également comme étant la cité de l’écrit depuis une dizaine d’années maintenant, la ville de Montmorillon peut s’enorgueillir d’avoir redonné un aspect authentique aux anciennes rues médiévales. Bouquinistes, libraires, ateliers d’écriture et d’enluminure proposent une quantité d’animations et de découvertes. Entre livres anciens, éditions rares et collection d’ouvrages, les amoureux de la lecture trouveront à coup sûr ce qu’il leur faut.

Les rives de Gartempe permettent de se reposer à l’ombre d’un arbre ou de commencer la lecture d’un roman, bercé par le bruit des clapotis.
Il ne faut pas oublier, pour les gourmands, le musée du macaron de Montmorillon. La famille Rannou-Métivier partagera avec eux les grandes étapes de conception et quelques secrets. La dégustation sera seule- ment pour les plus sages …
Sans cesse renouvelés, l’histoire et le patrimoine de Montmorillon proposent un voyage dans le temps, où architecture, peinture et lecture cohabitent dans une visite inédite.

 

L’octogone

Situé en plein cœur du cimetière, ce monument était consacré à la liturgie funéraire. Constitué d’une chapelle haute pour les messes et oraisons funèbres, la partie basse, accessible par un escalier étroit, était en réalité un ossuaire. En vue de la résurrection des corps, les moines procédaient à d’étranges processions religieuses. Pour mieux comprendre son architecture il faut pénétrer à l’intérieur de ce bâtiment unique. Au sommet de l’emmarchement, un oculus polybé attire l’attention. C’était a priori par cette ouverture que les religieux descendaient sur une sorte de nacelle les corps des défunts dans l’ossuaire situé en dessous de nos pieds. Quelque chose d’atypique ce dégage alors, presque d’étrange.