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TAP Poitiers : voyage dans le bassin méditerranéen

Jane Birkin

Dorsaf Hamdani

Le théâtre-auditorium de Poitiers, le TAP, propose la Méditerranée comme fil rouge de ses spectacles pour sa saison 2013/2014. Embarquement pour le soleil.

« Chaque spectacle a un sens, mais quand ils ont un cousinage culturel, ils s’enrichissent les uns les autres. » Jérôme Lecardeur, le directeur du TAP, donne un thème à toutes ses saisons. Cette année, le vaisseau TAP emmène ses spectateurs à la découverte du bassin méditerranéen. Jérôme Lecardeur ajoute : « Avec notamment les révolutions arabes, le bas- sin méditerranéen est une des clés de la politique contemporaine. Ce que nous apprend l’actualité, nous nourrit d’une certaine vision de la culture de ces peuples. Plus notre information sera riche mieux nous comprendrons. Le voyage passera par les pays du Maghreb, l’Italie, la Grèce, le Liban et Marseille. Les escales s’ouvriront sur la musique avec Jane Birkin, Dorsaf Hamdani et Soundwalk Collective, sur le théâtre avec “A portée de crachat” et sur la danse avec “Manta”. »

La musique

Jane Birkin ouvrira la saison les 27 et 28 septembre. La chanteuse reprend « Arabesque ». Ce sont les chansons de Serge Gainsbourg avec une musique orientale. Jane Birkin est accompagnée d’un violoniste algérien Djamel Benyelles pour chanter « Elisa » ou encore une des plus belles chansons de Gainsbourg « Les dessous chics ». « Arabesque » a été créée il y a 10 ans, c’est donc une reprise du spectacle. Jane Birkin préparera sa tournée lors d’une résidence au TAP avant ses deux concerts.

« Un hommage et un voyage sur les rives de la musique arabe. » Jérôme Lecardeur présente ainsi la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani. Elle est la grande maîtresse du malouf qui est la musique arabo-andalouse. Dans « Princesses du Chant Arabe », Dorsaf hamdani s’inspire de trois grandes chanteuses : une égyptienne et deux libanaises.

A écouter electronic cigarette starter et à voir en février « Ulysses Syndrome. » Deux musiciens d’un collectif new-yorkais sont partis 52 jours en mer méditerranée sur un bateau pour retracer de manière sonore et visuelle le Voyage d’Ulysse. Ils ont capté les sons au fil de leur périple et propose un voyage intérieur et poétique.

Puis, Ibrahim Maalouf, le trompettiste jazz franco-libanais qui a joué avec Sting et Matthieu Chédid, sera au TAP le 13 mai.

Quelques pas de danse

Héla Fattoumi d’origine tunisienne propose dans « Manta » l’expérience du port du voile intégral. Il s’agit d’un solo de danse engagé qui se place du côté de celles qui n’ont pas choisi de porter le voile. « Les références sont artistiques et poétiques », précise le directeur du TAP.

Côté théâtre

« A portée de crachat » est le quotidien d’un Israélien arabe. « Il est écartelé par cette Histoire », détaille Jérôme Lecardeur. Seul sur scène, Mounir Margoun incarne un Palestinien avec un passeport israélien. On voyage et on rit avec ce monologue de Ramallah à Paris ou cet homme doit se justifier de son identité. «Crise de foi» est le one woman show de Sophia Aram. L’humoriste met en boîte les trois religions monothéistes et réinterprète les textes sacrés.

Un nouvel éclairage

Pour ce voyage, le vaisseau TAP a refait son éclairage. Alors sur le pont vous verrez l’intérieur du TAP d’une autre manière et avec d’autres perspectives. Katie Olive, une artiste éclairagiste, signe les lumières. A l’intérieur, le bâtiment est théâtralisé. Les lumières de sécurité sont aussi repensées. « C’est un travail d’architecture », s’enthousiasme Jérôme Lecardeur. Il veut ainsi développer ce qu’il appelle : « Les vies de la maison » c’est-à-dire faire vivre la TAP quand il n’y a pas de spectacles.