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Touffou, entre splendeurs et renaissance

Chateau de touffou

Jardin du chateau de touffou

Cuisine du chateau de touffou

« Il y a des lieux qui vous habitent, même quand on les a quittés », précise la brochure du Château de Touffou. Loin d’une accroche vide, le château, aujourd’hui propriété de Madame Ogilvy, veuve du célèbre publicitaire écossais, imprègne le visiteur dès son arrivée. Détours dans ce lieu aussi étonnant que fascinant.

Classé monument historique depuis 1923, le Château de Touffou séduit par son histoire et son étrange beauté.

Surplombant la Vienne, il fût d’abord un fort défensif, fief de plusieurs dynasties seigneuriales, les Oger (1127-1280), les Mauléon (1280-1519) et les Chasteignier (1519-1821). A la Renaissance, Jean III de Chasteignier, chambellan et compagnon d’armes de François 1er, lui apporte un profond remaniement, avec, notamment, la jonction des deux donjons romans, la construction de quatre tours suivie de la modification de l’aile gothique selon le genre nouveau. Tel un trait d’union historique mariant

Moyen-Age et Renaissance, le charme opère encore, bien au-delà des prouesses architecturales.

Un voyage à travers les époques

Car à Touffou, le visiteur est tout de suite happé par le passé séculaire du site. Du pont-levis qui enjambe les douves sèches jusqu’à la cour d’honneur, de la « Terrasse des Tournois », où trône un majestueux houx tricentenaire, le visiteur passe à la chapelle Renaissance, ornée d’un Christ du XIIIe. De la Salle de Justice où résonnent encore imperceptibles les cris des malheureux enfermés plus bas dans les cachots, aux anciennes cuisines, tout le plonge dans l’atmosphère si particulière des différentes époques de construction. Ainsi, la salle dite des Quatre Saisons ou Chambre François 1er et ses fresques du XVIIe, réalisées d’après le peintre italien Bassano, ou les écuries qui abritent un Musée de la Chasse et une impressionnante collection de trophées et de boutons de vénerie.

Un jardin merveilleux

Une rêverie qui se poursuit dans les jardins, imaginés par « l’écossais amoureux des roses » dans l’ancien potager du château. Maintes fois remaniés depuis leur création, notamment en 2002 par l’architecte italien paysagiste Paolo Pejrone, ils offrent, par leur judicieux découpage en quatre « chambres », de subtils jeux de couleurs et de formes, où les vivaces donnent le rythme en perspective de l’illustre bâtisse. La roseraie abrite des variétés très anciennes. Classés en 1998 et labellisés « remarquables » en 2004, les Jardins témoignent de la passion du défunt propriétaire pour Touffou. « C’est un véritable coup de folie qui a pris mon mari, en 1966, à Touffou. Il cherchait une demeure près de Paris, et depuis, nous avons construit des murs, refait des toits, des jointures de bâtiments ! Mais quel bonheur d’être ici », confie sa veuve, Herta, d’un sourire nostalgique sous les Magnolias. Une confidence modeste pour souligner les importantes campagnes de restauration engagées par le couple depuis les années 1960, sous la direction de l’architecte en chef des bâtiments de France. Pour le grand plaisir des visiteurs.

 

Ouverture au public

Visite du château et des jardins : Du 8 avril au 30 septembre, tous les samedis et dimanches, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Toute l’année pour les groupes sur réservation.
Prix : de 5 à 7 euros (gratuit pour les moins de 12 ans). Renseignements au 05 49 56 40 08 ou sur : www.touffou.com.

Bon à savoir

Touffou accueille, dans ses jardins ou au château, des séminaires d’entreprise, des réceptions et des soirées événementielles. Une vingtaine de chambres décorées avec le plus grand goût sont disponibles dans les donjons et les tours du Château.