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Un jardin à la française qui se visite comme un jardin à l’anglaise !

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Michel Moquette et Alain Didriche ont ouvert, pour la première fois au public, le jardin de Fortran dans leur maison de Linazay. Un jardin taillé à la française qui se visite comme un jardin à l’anglaise. Un hectare de merveilles qui a mis 30 ans à éclore, qui se découvre suivant une enfilade de parcelles où le buis règne en maître et fil conducteur.

On a acheté la maison à cause des buis, résume direct Michel Moquette. C’était il y a trente-cinq ans. Michel et Alain Didriche ont le coup de cœur pour la petite ferme laissée à l’abandon depuis une dizaine d’années et le jardin devenu une jungle en vingt-cinq ans d’oubli.

Mais il y avait des buis !

Petit à petit, le duo de jardiniers et de bricoleurs vont façonner le jardin en utilisant le buis comme fil conducteur de leurs œuvres qui se succèdent le long d‘un cheminement qui plonge le promeneur de surprises en surprises. «Il nous a fallu deux ans pour débroussailler le jardin» raconte Alain qui a respecté la nature, laissant la place à certains végétaux qui, plus tard, orienteront la création des artistes jardiniers. «On s’est servi de ces végétaux pour structurer le jardin topiaire». Arbres morts demeurent, les buis autochtones sont conservés et multipliés. «Pas question d’acheter des espèces qui ne sont pas d’ici, on ne va pas chercher ailleurs ce que l’on a sur place ! C’est peut être à cause de cela que l’on advance cash payday loans simplepaydayloan com connait la maladie qui attaque certains buis» conclut Alain en expert. Il aura fallu trente ans au duo de jardiniers pour peaufiner leur œuvre, tailler à leur mesure et à leur goût le jardin de Fortran. Un jardin au naturel avec des recettes inventées par leurs concepteurs comme le purin de buis et le compost naturel pour nourrir leurs sculptures.

Buis, ifs, charmilles et même chênes forment des sculptures, au gré de l’inspiration des jardiniers ; divers végétaux, fleurs composent les tableaux : pavots d’Orient, daturas, dahlias, alocasias, yuccas et collection de cactées… En trente ans, les micro parcelles ont pris forme et sont baptisées. Le Jardin de Juliette, le Labyrinthe, la Chambre verte, le Bouchon, le Dragon, le Fil à linge, le Jeu de boules, la Caroline, La Porte de Bali… hantent le jardin de Fortran et déconcertent les promeneurs qui ressortent de ce voyage apaisé. «On n’avait pas prévu de l’ouvrir au public mais des amis nous ont demandé pourquoi on ne l’ouvrait pas, que c’était dommage, raconte Michel, et comme le jardin avait pris une allure présentable on s’est décidé à l’ouvrir».

Un baptême du feu très réussi pour les deux propriétaires qui ont guidé près de deux cents visiteurs, le week-end des Rendez-vous aux jardins (les 30, 31 mai et 1er juin). Un jardin qui pourrait entrer rapidement dans la catégorie «jardin remarquable», label délivré par la DRAC et qui apporterait une grande fierté et reconnaissance à ses jardiniers-créateurs.

Laurence Gauchon